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Jack Findlay

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Écrit par Marcus Indalo   
19-05-2007

 Jack Findlay, un grand pilote de moto australien disparaît.
Le pilote de moto australien est décédé samedi 19 mai 2007 à l'âge de 71 ans à son domicile de Vaucresson (Hauts-de-Seine), après deux ans de souffrances.

Le pilote au casque frappé d'un kangourou restera cet éternel «pilote privé», sans réels moyens, se battant sur tous les fronts et surtout contre l'Italien Giacomo Agostini, une des premières stars du circuit, pratiquement imbattable à l'époque. Son aventure extraordinaire a été immortalisée par Jérôme Laperrousaz dans Continental Circus, un film consacré à Jack, tourné en 1969 et présenté au Festival de Cannes en 1971 avec une BO de Gong (incluant notamment un Blues For Findlay ).

La passion de Jack Findlay pour la moto est née dans son village de Mooroopna, à travers les magazines anglais qu'il dévorait avec des mois de retard. Il emprunte le permis de son frère John pour prendre une licence de pilote.

En 1958, las de faire des kilomètres à travers ce continent immense, ce fils de boulanger écossais quitte l'Australie pour l'Angleterre, avec son épouse. La Norton achetée à crédit est en cale. Un mois de voyage, 35 livres en poche, il se rend directement à Birmingham, siège de l'usine Norton, mais trouve du boulot chez BSA. Plus tard essayeur chez Dunlop, il pourra enfin se payer une moto neuve et se lancer dans les Grands Prix de l'époque. «La moto ne m'intéresse pas en dessous des 200 km/h», disait-il avec son sourire en coin ( Libération du 12 mai 2000).

Pour survivre, Jack chasse les primes de départ aux quatre coins de l'Europe. Les circuits s'appellent île de Man, Nürburgring, etc. Des lieux mythiques et très dangereux. Un jour, en rentrant chez lui, il découvre que sa première femme et son fils Gregory Ralph, du nom de deux amis pilotes qui s'étaient tués sur l'île de Man, sont repartis en Australie... il épousera par la suite Dominique, la veuve du pilote Georges Monneret.

Pour les pilotes plus anciens, Jack fait figure de pionnier indéboulonnable. L'ancien champion du monde l'Américain Randy Mamola le compare à «un guerrier». Il ne désarmait jamais devant ses nombreuses blessures et, à chaque fois, il repartait au front. Sa bataille sur les circuits aura duré près de vingt ans, jusqu'en 1978 (date de sa retraite sportive à 43 ans). Une longue carrière qui lui offre sa plus belle victoire en 1973 lorsqu'il bat Barry Sheene au Tourist Trophy de l'île de Man. Il attendait ça depuis quinze ans. «Personne n'était jamais venu me voir, rappelait-il. Là, en une journée, j'avais eu deux propositions de team usines.»

Jack Findlay a été le premier à remporter un GP sur un deux-temps, le premier à faire gagner des pneus Michelin, et aussi le premier à faire gagner Suzuki en 500 cm3. Il a remporté le titre de Champion du Monde 750 en 1975. Il arrêtera sa longue carrière au Castellet, épuisé par ses blessures. «Ce jour-là, le directeur de course m'a dit : "Ecoute Jack, je te donne la prime de départ, mais ne prends pas le départ !"» Et Findlay n'est plus jamais reparti.

Essayeur chez Michelin (il a été le premier pilote à passer les 300 km/h), il restera dans le circuit jusqu'en 2002, en tant que directeur technique. Bien qu'avare de mots, il laisse au monde de la moto des images inoubliables.

 

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Dernière mise à jour : ( 05-10-2008 )
 
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